Course à pied

La formidable aventure de Vincent Swartenbrouckx à l’UTMB

on

Le citoyen de Jalhay (Liège)  a vécu une épreuve formidable à l’Ultra Trail du Mont Blanc (UTMB)…

11933601_440125109505810_740224635_n

Vincent, que dire sur votre course UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc) ?

Ce fut une course parfaite, 17h59 sous un soleil radieux sur la ligne de départ Place du Triangle de l’Amitié à Chamonix avec, en fond sonore, Chariots of fire de Vangelis … la tension était à son comble. 18h00, c’est le moment de partir pour une aventure sportive et humaine unique en son genre. Je suis parti sur un rythme très léger afin d’économiser au maximum les articulations. La première nuit fut magique, traversée de la ville de Saint Gervais ensuite tous mes amis et ma famille m’attendaient aux Contamines. Là, mon épouse Régine Reuchamps m’a fait le plein de gels et autres barres énergétiques afin d’affronter les 45 km de montagne à venir sans assistance. Durant la nuit, j’ai retrouvé mon pote Antony Pelen, un très bon trailler de notre région avec qui j’ai effectué les 45 km qui nous séparaient de Courmayeur. La journée du samedi fut très chaude, difficile à gérer pour les organismes mais j’ai la chance de n’avoir aucun problème de ce côté. Dans l’après midi on annonçait que 794 personnes avaient déjà abandonné, preuve que cette course est tout sauf facile. Grâce à un soutien hyper énergique de la Fagn’ Hard Team, j’ai trouvé les ressources pour aborder la deuxième nuit qui, sans conteste fut la plus difficile. Victime d’hallucinations j’ai décidé de dormir un quart d’heure sous l’œil attentif de mon ami Laurent Baudinet. Cette micro sieste fut salutaire car la fin de course s’est très bien passée. Dernier difficulté au menu , le fameux Col de la Tête au Vents puis dans la majesté du Mont Blanc éclairé par les premiers rayons du soleil commençait la longue descente sur Chamonix avec au bout la porte des rêves, la finish line.

Quelle était la distance et difficulté de cette épreuve ?

170 km et 10.000m de dénivelé positif et négatif.

A quoi avez-vous pensé pendant la course et à l’arrivée ?

À toutes ces heures d’entraînements passées sous la pluie dans le vent sous la neige afin d’être prêt le jour J… A l’arrivée, l’émotion vous submerge, tout remonte à la surface, des larmes et beaucoup de sourires.

Pourquoi réaliser un tel challenge ?

Pour repousser ses limites, pour ressentir son corps, sentir ses émotions grandir, sentir les pensées négatives fuir au loin. Ce n’est pas une simple course, c’est une introspection. « L’Esprit avance sur le chemin de la douleur.»

Pouvez-vous nous parler de votre carrière en course à pied ?

J’ai un passé de vététiste, c’est ma compagne qui m’a inoculé le virus, j’ai apprécié les sensations et l’ambiance que l’on retrouve sur et autour d’un trail . Je me suis donc mis à ce sport sans me dire qu’un jour je bouclerais le tour du Mont Blanc en moins de deux jours.

Avez-vous pratiqué d’autres sports ?

Le VTT et le cyclisme sur route.

Quels sont vos futurs objectifs ?

Ils sont nombreux, le Tor des Géants dans la vallée de l’Aoste : 330 km – 24000m de D+. Peut être la PTL (Petite Trotte à Léon) 300 km et 26 000 m de dénivelé positif. Mais cela ce sera pour plus tard, pour l’instant je savoure.

Si vous avez des choses à ajouter ou des remerciements à formuler…

Je remercie ma femme Régine Reuchamps, qui partageant la même passion pour ce sport, m’a laissé énormément de temps pour m’entraîner. Mon club de la Fagn’ Hard Team qui m’a soutenu comme jamais et mon ami Laurent Baudinet, qui aurait dû participer à cette course mais qui était blessé. Il a donc opté pour la vivre autrement en m’assistant. Je voudrais également encourager mon ami Giovanni Gobatto à ne pas baisser les bras et à continuer à s’entraîner dur afin de réussir l’UTMB 2016.

11990323_440125156172472_1414682377_o

La formidable aventure de Vincent Swartenbrouckx à l’UTMB
5 1 vote

About Redaction